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L’importance de vos enfants

La rupture d’un couple est une épreuve majeure dans une vie, tant pour le couple que pour les enfants. Durant cette période difficile, chargée d’émotion, de nombreux parents éprouvent de la difficulté à répondre aux besoins de leurs enfants et plusieurs se demandent comment agir adéquatement ? Comment leur annoncer la séparation ou le divorce ? Comment les aider ?

Votre façon d’agir pourra avoir une incidence directe sur le niveau de stress vécu par votre enfant. Il est important de savoir que ce qui est le plus néfaste à l’enfant, ce n’est pas la séparation en soi mais le fait de se retrouver au cœur de mésententes parentales et de conflits reliés à la séparation. Pour éviter le plus possible ce genre de situation et favoriser une approche positive, il peut être utile de se rappeler les qualités de chacun au début et durant la vie de couple. Tous les enfants ont, normalement, besoin de leurs deux parents. Il est donc important que les contacts avec chacun des parents soient favorisés.

Bien que chaque enfant soit unique, certains sentiments et besoins sont communs aux enfants selon leur âge et l’étape de leur développement (petite enfance, préadolescence, adolescence). Plusieurs réponses à vos questions se trouvent dans un guide très bien fait par l’Agence de santé publique du Canada, qui s’intitule : Parce que la vie continue que vous retrouverez à l’adresse suivante : www.phac-aspc.gc.ca/publicat/mh-sm/divorce/toc-fra.php

Voici quelques passages sur lesquels j’attire votre attention :

« Les connaissances actuelles dans le domaine du développement et de la psychologie de l’enfant démontrent bien que les enfants et les adolescents s’adaptent plus facilement si vous :

« Le processus de la séparation et du divorce figure parmi les expériences les plus difficiles sur les plans social, affectif et financier (...). C’est pourquoi il est si important de se ménager du temps pour s’occuper de soi. (p.6). Le fait de solliciter de l’aide afin de combler vos besoins au cours de la séparation et du divorce vous rendra plus apte à répondre à ceux de vos enfants. » (p.10).

Pour annoncer à vos enfants la séparation ou le divorce, voici quelques suggestions tirées du même guide (p.13 et 14) :

Il est important que vos enfants puissent régulièrement avoir l’occasion de poser des questions et d’exprimer leurs idées et émotions. Il faut se rappeler que les enfants ont besoin de temps pour digérer l’information et s’adapter.

«Les jeunes enfants ne voient les choses qu’en fonction d’eux-mêmes, c’est-à-dire qu’ils se croient la cause des événements extérieurs. C’est pourquoi, bien souvent, les jeunes enfants se reprochent la séparation ou le divorce de leurs parents ou lui inventent des raisons imaginaires. (...) Ils ont trop peur d’en parler à qui que ce soit et croient souvent qu’ils sont les seuls au monde à ressentir cela. La plupart des enfants sont convaincus, ou du moins espèrent, que leurs parents vont reprendre la vie commune.» (p.11)

«Les adolescents présentent l’avantage d’avoir plus de maturité et une plus grande compréhension des relations humaines. Cette plus grande compréhension les rend toutefois conscients de la réorganisation qui va en résulter, que ce soit à la maison, à l’école ou dans leur vie sociale en général. C’est pourquoi les préadolescents et adolescents s’inquiéteront des conséquences de la séparation et du divorce sur eux-mêmes, dans l’immédiat et dans l’avenir.» (p.15)

Pour connaître les différentes réactions des enfants selon leur âge plus spécifiquement et le stade de développement, vous trouverez dans ce guide des informations précieuses.

Enfin, lorsque vous devrez discuter de la répartition de votre temps parental (que l’on appelle dans le jargon juridique : droit de garde et droits d’accès), il sera utile pour vous de connaître les différentes phases de développement de l’enfant, surtout pour les très jeunes enfants, afin de vous guider dans vos réflexions et décisions.

Je termine en vous informant que la loi prévoit que les décisions concernant l’enfant doivent être prises dans son intérêt et dans le respect de ses droits (article 33 du Code civil du Québec). Le critère de l’intérêt de l’enfant est au cœur des décisions qui doivent être prises en matière familiale. Sont alors pris en considération, outre les besoins moraux, intellectuels, affectifs et physiques de l'enfant, son âge, sa santé, son caractère, son milieu familial et les autres aspects de sa situation.

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